UNE COMMUNE PAS (TOUT À FAIT) COMME LES AUTRES

LES VOEUX À ÉQUIHEN-PLAGE

Equihen-Plage n’est pas la commune de la Côte d’Opale qui fait le plus parler d’elle. 
Personne n’y vient « faire une digue » ou s’y montrer. On n’y recherche pas les établissements quatre étoiles même si ses deux restaurants offrent des repas gastronomiques accessibles à toutes les bourses. Equihen-Plage c’est surtout une des dernières communes qui proposent un art de vivre à la Française, comme jadis. 

A Equihen-Plage les parents ne sont pas obligés d’accompagner leurs enfants pour l’école ou pour les loisirs. On peut laisser les filles sortir habillées comme elles le veulent sans être importunées, ce qui devient un luxe dans ce pays.  Et puis il y a un attachement à cette commune de la part de ses habitants.

Pour preuve, ils étaient près de cinq cents, que la salle des Fêtes peinait à contenir, pour assister aux voeux du maire, Christian Fourcroy. Soit vingt pour cent de la population.

 Pour le maire en place depuis maintenant trente sept ans, un record, la gestion de la commune c’est devenu quasiment une affaire de famille, une grande famille, ce qui fait qu’il fait bon vivre à Equihen-Plage. C’est un peu ce qu'il a rappelé, avec l'accent et la gouaille du cru, dans un discours émaillé de plaisanteries, et entrecoupé par les rires de l’assistance. On était loin de la politique politicienne et toujours très proche de la vie de tous les jours.
 Même F. Cuvillier,  maire de Boulogne et présent en qualité de président de la CAB, qui prit la parole en second, devait bien en convenir.  
(À suivre)

 

Post scriptum: la Fête venait de se terminer, les invités quittaient la salle quand on vit “défiler” une quarantaine de migrants et se ranger à l'abri symbolique d'un arrêt de bus. Ils venaient de ce pays de misère , en guerre permanente, qu'est le Kurdistan.  Parmi eux, ces enfants…

Toute la misère du monde en une image!

Et pourtant ils avaient le sourire et encore foi en demain.