HEUREUX COMME UN ÉQUIHENNOIS

Face aux misères du monde...

Suite de l'article précédent à propos de la cérémonie des voeux 

Heureux comme un Équihennois!
J'imagine un instant  le Parisien qui, un jour, avec sa famille, sans l'avoir prémédité - par exemple pour des raisons professionnelles- , débarquerait à Equihen-Plage. 

Il est vrai que, sur l'instant, cette commune, à l'exception du fait qu'elle est en bord de mer, n'aurait rien d'exceptionnel à ses yeux. Mais bientôt notre Parisien découvrirait que les écoles qui vont accueillir ses enfants sont bien entretenues et disposent de jolies et spacieuses cours. Et même d'un bel espace de sport tout à côté. Que dans le domaine sportif, il y a tout ce qu'il faut, terrains de foot, salle de sports de balles. Il découvre que la commune de 2.600 habitants bénéficie de la présence d'un panel de personnels de santé (médecin, dentiste, infirmier, kiné) et même d'une pharmacie. Plus des commerces de proximité indispensables. Et des artisans de tous corps de métier.

Et puis il y a la nature, préservée. Comme dans le Parc des Hures, où sur près de 20 hectares enrichis de deux petits plans d'eau, sont entretenues et préservées les espèces végétales locales. Sans oublier les équipements sportifs ou de loisir qui l'avoisinent.
Et puis, bien sûr, il y a la mer, avec ses différents accès. Comme l'escalier refait dit de la Crevasse dont M. le Maire a annoncé qu'il comportait 110 marches alors que la veille j'en avais encore comptées 150. Mais c'était sans doute de l'humour comme celui qui a marqué tout le long de son intervention.
Bon, le maire, il a aussi beaucoup parlé du terrain de Camping de la Falaise qui ne cesse de s'enrichir chaque année. Mais, de cela, notre Parisien n'aurait que faire. Il profiterait en revanche pleinement d'une des plus belles plages de la côte d'Opale marquée là par des dunes, là par des falaises, ailleurs par des rochers… Des rochers sur lesquels on peut cueillir des moules aurait ajouté Christian Fourcroy… 
Mais soyons brefs. Equihen-Plage a tous les atouts pour séduire ceux qui veulent bien s'y arrêter un instant. A tel point que les Belges ont même voulu s'approprier un peu de ce territoire et y construire leurs résidences. Il est vrai que quand on voit le littoral belge…
Bon, on va faire court maintenant.
Dimanche matin, en présentant ses voeux, C. Fourcroy avait l'air d'un homme heureux. Et la grande majorité des Équihennois présents partageaient ce sentiment.
Alors, que dire de plus…

Jacques Girard
(citoyen équihennois intermittent)


Post Scriptum: mais parfois une autre réalité frappe à la porte d'Équihen-Plage

On ne saurait oublier que Équihen-Plage est souvent le théâtre de scènes comme celle que l'on put observer ce dimanche, à deux pas de la mairie, alors que la cérémonie des voeux venait de s'achever. 

Ils étaient trente ou quarante. Ils venaient d'une région appelée Kurdistan. Pour m'expliquer ce qui les avait poussés à quitter leur “pays”, un des jeunes hommes me mima une scène de mitraillage. 
Le Kurdistan est cette région coincée et partagée entre Iran et Irak, deux grandes démocraties paisibles comme chacun sait. Une région que d'aucuns se disputent depuis des décennies, au prix de centaines de milliers de victimes, dans l'indifférence générale.
Alors, quand on rencontre, chez nous, ces gens, quand on échange un peu avec eux, eux qui ne parlent que le Kurde et une sorte de sabir mâtiné d'un peu d'english. Oui, quand..! Alors on se remet dans la réalité du monde qui nous entoure. Et tout en continuant de déplorer que la France risque de souffrir à cause d'une immigration incontrôlée trop importante, on ne peut que se rappeler, en référence à la formule de Saint-Ex, qu'on ne voit bien qu'avec le coeur. Même si cela ne fait pas progresser les choses pour autant.
Je garderai un temps en mémoire le sourire de cette petite fille (à gauche sur la photo), venue vers moi pour me montrer sa petite peluche blanche en forme de souris, comme si elle était, sur l'heure, son objet le plus précieux.
J'étais bien loin des voeux équihennois.
J.G.