Leur butin s'élèverait à plus de 60.000 euros!

TROIS BOULONNAIS INTERPELLÉS PAR LA POLICE BOULONNAISE

Dans la nuit du 18 au 19 janvier, l'attention des policiers est attirée par une tentative de cambriolage dans un établissement de Boulogne. Trois Boulonnais, Kévin, Lorenzo et Damien sont alors interpellés et conduits au commissariat.
Deux jours plus tard, après une brève détention, les trois hommes se retrouvent devant le tribunal pour y être jugés en procédure de flagrant délit.
Mais, à la lecture des faits retenus pour leur comparution, ce n'est pas seulement pour une tentative de vol qu'ils vont être poursuivis mais surtout pour neuf cambriolages. Et parfaitement réussis ceux-là. 

La présidente du tribunal commence par énoncer les noms et qualités des victimes. On en retient quelques uns, comme un restaurant italien, un magasin Coccinelle, une station Total, un garage automobile, une pizzéria ou encore les locaux du Q Park de Boulogne.
Mais quand la magistrate énonce le montant des sommes ainsi détournées par le trio depuis septembre, on commence à avoir le tournis. Les premières victimes énumérées auraient subi la disparition de sommes s'échelonnant de quelques milliers d'euros pour certaines jusqu'à une vingtaine de milliers d'euros pour l'une d'elles. Pour un premier total intermédiaire frôlant les 60.000 euros. Curieusement, le préjudice des autres victimes tombent soudain, pour aller de quelques centaines d'euros dans des petits commerces, à moins de deux cents euros pour une station service. Étonnant, non, qu'un trio de voleurs chevronnés, capable de dérober en une seule nuit près de 20.000 euros, ait pris le risque de se faire arrêter pour le centième de cette somme..?

Les trois hommes sont interrogés les uns après les autres par la présidente. Le tribunal veut savoir si ils souhaitent être jugés sur le champ ou disposer de temps pour préparer leur défense. A l'occasion, ils doivent aussi se présenter quant à leur situation familiale ou professionnelle. Toujours avec étonnement on apprend que deux des trois hommes ont une activité professionnelle qui leur rapporte de quoi vivre bien, le troisième n'ayant pas non plus de problèmes de financement légal. 
Tous les trois n'ont pas envie d'être jugés en comparution immédiate. Que faire d'eux en attendant le jour du jugement, le parquet ayant réclamé leur maintien en détention, ne serait-ce pour qu'ils ne puissent pas se concerter..?
Tour à tour deux avocates vont réclamer leur remise en liberté en plaidant que, pour ce qui est de se concerter, ils ont eu tout le temps de le faire pendant qu'ils étaient en garde à vue, ou encore qu'ils ont tous les trois des garanties de représentation, un travail, une maison, une vie de famille. Des familles qui sont d'ailleurs présentes en nombre dans la salle.

Après en avoir délibéré, le tribunal prend la décision d'envoyer les trois hommes, sous bonne garde, vers leur maison d'arrêt respective. L'affaire reviendra dans quelques semaines devant le même tribunal pour un jugement au fond.

Entretemps on aura sans doute appris comment, entre le 19 janvier, date de l'interpellation, et le 21 janvier, date de la présentation devant le tribunal, les enquêteurs sont parvenus à obtenir la preuve que les trois hommes ont bien participé, ensemble, à des cambriolages à Boulogne en septembre, à Outreau et à Saint-Martin en octobre, à Saint-Martin, à Boulogne et à Saint-Léonard le jour de Noël, etc, jusqu'à ce vol à Outreau et cette tentative avortée de vol à Boulogne dans la nuit du 19 janvier lors de leur arrestation. 
 À suivre…