Mais où donc étaient passés les fascistes

Le député R.N. de la cinquième circonscription, également candidat à la mairie de Boulogne, a tenu sa cérémonie des voeux ce samedi à Pernes les Boulogne, dans la grande salle de l’Auberge du Goulet bien garnie.
Seule petite différence avec les voeux des autres élus qui ont été abondamment commentés dans la presse, pour y assister, il fallait avoir été invité. Contrôle strict à l’entrée. Au cas où…
Pour ce qui est de la politique, rien de nouveau sous le soleil. Pour ouvrir la soirée, Julie, fidèle collaboratrice d'Antoine Golliot, est montée sur l’estrade pour tracer de son patron un portrait, forcément élogieux, tandis que des images défilaient à l’écran. Pour le suppléant, Thomas Pamart, il en alla de même. Quand il a pris la parole, on n'en attendait pas moins, A. Golliot était devant un public conquis.

Mais, nous, on n’était pas venus pour cela. Alors, on a pris le temps de bien observer les participants dans la salle. Des couples, des retraités, des quadras, des chenus, des hommes, des femmes. Soit à peu près la clientèle que l’on rencontre dans les hypermarchés comme dans les petites boutiques. Ou dans celle qui vient parfois déjeuner ou dîner dans cette même Auberge du Goulet.
On a bien cherché mais on n’a pas trouvé le moindre affreux loulou en rangers, avec la matraque télescopique pendue à la hanche. On a même patienté un peu dans l’attente d’apercevoir un salut nazi, même furtif. Rien. Une sagesse et un calme désarmants.
Force est d’en tirer des conclusions.
Allez les Grünt, vous pouvez annuler votre concert du 7 mars à l’Embarcadère, il n’y a pas de danger fasciste à Boulogne/mer ou ses environs immédiats.
Quant à notre joyeux confrère local qui (opportunément?) annonçait tantôt: « À gauche de l’échiquier politique dans le Boulonnais, ce concert est une belle opportunité de montrer le danger que peut représenter l’extrême-droite » il peut-être rassuré. Cette dangereuse opportunité n’est pas encore pour demain à Boulogne.
Le 15 mars les électeurs boulonnais choisiront en toute liberté celui qui, pour les six prochaines années, leur semblera être le meilleur gestionnaire pour la Ville.