LE CHOIX DE L'EMBARRAS

Le Margat et une histoire de prothèses

L.J. : Salut cher Margat. Tu as l'air bien pensif aujourd'hui.
L.M. : J'pinsois à min Grand-Père. Y m’racontoit c'tantôt, qu'avant, dins les grandes familles, on organisoit régulièremint une sorte d’grand banquet, histoire ed'réunir tout le monde. Et à chaque fois y falloit désigner c’ti qui alloit l’présider…

L.J. : Tu veux parler des Grandes Familles avec majuscules ou des familles nombreuses?
L.M. : J’fais pon ed’différince, pour mi, ça qui compte, c’est l’chaleur. Et justemint, min grand père y disoit qu'el'problème c’étoit que personne il étoit jamais d’accord. Du coup, j’m’disois que si el France elle étoit cor eune grande famille, ça seroit coton ed choisir quéqu'un pour présider l’banquet…

L.J. : Quelque part, ce choix dont tu parles, ce pourrait ressembler à une élection présidentielle… Tiens, j'ai une idée, je vais te proposer des postulants éventuels pour présider le banquet de la grande famille française. Et tu me donneras ton avis? Je commence: Retailleau?

L.M. : Ah, bin non, il est trop sérieux, y feroit rire personne. Passons.

L.J. : D’accord avec toi. Faure?

L.M. : Lui c’est l’genre d’olivier sans rameau qu’a jamais produit une olive de s’vie. Et pourtant avec li c’est pon des pépins qu’on aval’roit, c’est des noyaux. Passons.

L.J. : Bien vu! Attal?

L.M. : Ce seroit comme l’copain du neveu, pon vraimint d'el famille. Alors on l’invite pon, on l’évite. Passons.

L.J. :  Pas faux. Maréchal? La voilà..?

L.M. : Elle, c’est l’nièce qu’auroit passé l’agrégation à 21 ans et qui tient à l'faire savoir. Et pis alle parle trop vite. Passons.

L.J. : Je comprends. Et Bardella?

L.M. : Lui c’est l’fiu adoptif de s’grand-mère, c’ti qui après sin brevet il a bin suivi les cours du soir. Du coup y croit qu’il a tout comprind. Passons.
L.J. : D’accord avec toi. Mélanchon?

L.M. : Li, c’est l’ginre à présider l’banquet tout in interdisant qu’les autes y s’assoient à s’droite. C’est c'ti qui rimplace tous les vins blancs par du gros rouge qui tache. Passons vite.

L.J. : C’est assez bien vu. Tondelier?

L.M. : Qui ça? Celle qu’alle s’habille tout in vert? Et pourquoi pon eune plante verte pindint qu’on z’y êtes, au moins elle diroit pon des âneries. Passons.

L.J. : Hollande alors?

L.M. : On n'trouvez pon qu’el pays il a assez souffert comme çà. Le macron il a mis l’pays à sec. Avec el retour ed’l’aute, on voulez des inondations…? Passons. Insuite?

L.J. : Non, je vais arrêter là. J’ai compris que, comme tous les Français, tu ne supporte plus les politiques actuels et que tu n’as pas encore trouvé l’homme protée qui serait capable de plaire à tout le monde.

L.M. : Dins l’situation d’où qu’alle est la France, complètemint démimbrée, c’est pus un homme protée, comme on dites, qu’y nous faut, mais un homme prothèse.

L. J : Sacré Margat, toujours le dernier mot pour rire. Allez, à la semaine prochaine.