BEAU-PÈRE, UN MAUVAIS FILM
Version soft
Jonathan approche de la trentaine. Anne a 16 ans. Ils se rencontrent au domicile d'une "connaissance" commune où ils passent des journées ensemble. Elle vit avec sa mère. Son père les a quittées dix ans plus tôt. En l'absence de père, elle est attirée par lui. Très vite, ils se font des câlins, mutuellement. Autant à l'une qu'à l'un. Leurs bouches se croisent. S'entrecroisent. Des mains s'aventurent. Peut-être un peu trop loin. C'est le genre d'amour interdit. Claude Lelouch aurait pu en faire un joli film, scénario d'André Cayatte. Ou Bertrand Blier un bien mauvais film, genre Beau-Père..!
Version judiciaire.
Jonathan a trente ans quand il vient vivre au domicile de sa nouvelle compagne. Celle-ci est divorcée et élève seule depuis dix ans sa fille, Anne, alors âgée de 16 ans. Elle est en manque de père. Elle accueille Jonathan comme un beau-père. Entre les deux ça colle très vite. Ils se font des câlins. Et un peu plus. Il est question de baisers avec la langue, de caresses à caractère sexuel. Il est majeur, elle est mineure. En droit, on parle d'agression sexuelle. Une plainte est enregistrée.
Version accusation
Jonathan a abusé de sa position de beau-père et a eu des comportements de nature sexuelle avec sa belle-fille mineure. Cela a été qualifié d'agression sexuelle incestueuse sur une mineure par un majeur ayant autorité sur la victime. Pendant les débats, judiciaires s'entend, la jeune fille, qui paraît moins que son âge, tremble et pleure. Lui, il semble ne pas comprendre ce qu'il lui arrive.
Version défense
L'instruction de cette affaire a été particulièrement menée à charge. Il y avait un consentement mutuel. C'est la jeune fille qui était en demande d'affection. Lui, il s'est laissé tenter. Il ne l'a pas forcée. Il regrette aujourd'hui.
Version tribunal
Pour agression sexuelle commise par un majeur sur une mineure sur laquelle il avait autorité, Jonathan est condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis et un an avec possibilité d'aménagement de peine. Il devra en outre verser trois mille euros à la jeune fille pour son préjudice moral.
La critique journalistique:
Ce n'est pas vraiment le meilleur film de la série.