MIEUX QUE LA RECONNAISSANCE FACIALE, LA RECONNAISSANCE FÉCALE

POUR UNE POLITIQUE QUI A DU CHIEN !

En ce dimanche matin bruineux et venteux, petit parcours sportif à travers les rues de quartiers périphériques de Boulogne-sur-Mer. A peine une centaine de mètres parcourus qu’un pied glisse déjà sur une déjection canine.
Par chance une mince flaque d'eau de pluie permet de nettoyer la semelle. Quelques foulées plus loin, une autre déjection. Alors les deux sportifs du dimanche décident de les recenser tout au long de leur parcours. 
Au retour, après huit kilomètres de course, le score s’arrête à vingt trois. Soit quasiment trois crottes de chien par kilomètre de trottoir boulonnais en cette matinée dominicale. Certains propriétaires canins sont des gros dégueulasses irrespectueux, on ne voit pas d’autre qualification.  

Dans leur propagande électorale, puisqu’on entre dedans pour trois semaines, les trois candidats en présence mettent en valeur, comme qualité de vie, le respect de la propreté. C’est bien. D’ailleurs l’actuelle municipalité déploie tous les jours de la semaine des équipes armées de pelles et de balais pour faire disparaître ces déchets divers que des habitants abandonnent lâchement sur le domaine public. Qui a déjà pensé à ce que représente pour un employé municipal le fait de ramasser la m… des autres au quotidien? Qui a déjà pensé à ces employés municipaux qui passent les tondeuses dans des morceaux d’espaces verts transformés en crottodromes?

Il y aurait pourtant une solution déjà éprouvée par certaines municipalités comme celle de Saint-Omer, à cinquante kilomètres de notre ville. On pourrait même l’améliorer.

Comme par exemple, contraindre* tous les propriétaires qui promènent leur chien en ville de le doter obligatoirement*, en plus du « puçage », d’une carte d’identité ADN. A partir de cette carte ADN, la suite est évidente. Il suffit à un agent verbalisateur de faire un tout petit prélèvement d’une déjection abandonnée sur le domaine public pour identifier le propriétaire de l’animal. Et de le verbaliser. Une amende pouvant aller jusqu’à 267 euros par exemple à Saint-Omer. 
Une délibération du conseil et un arrêté municipal y suffiraient. Sûr qu’après un certain temps d’adaptation (et d’éducation) de la population boulonnaise la moins respectueuse des autres, on ne trouverait quasiment plus de déjections canines sur les trottoirs boulonnais.


C’était la modeste contribution d’un sportif du dimanche pour qui, glisser son pied dans la m…  n’avait pas pour objectif de lui porter bonheur.
J.G.
 

Note à benêts:  * Oui, je sais, ajouter l'adverbe “obligatoirement” venant après le verbe “contraindre”, c'est une redondance. Mais on s'adresse quand même à des propriétaires de chien un peu lourds.