Un dernier ÉLAN avant le saut final
Sans parti pris aucun on a présenté ici successivement la liste emmenée par Frédéric Cuvillier, le maire sortant, celle sous l'étiquette RN, emmenée par Antoine Golliot, restait la troisième, L'Elan citoyen qui, elle, ne sera pas conduite par un politicien professionnel mais par un commerçant en activité, Baptiste Legrand.
Cette liste qui revendique le soutien des écologistes et de LFI, est surtout composée de gens issus de la société civile et d'abord témoins de leur quartier ou d'une motivation. Il est d'ailleurs intéressant d'aller consulter leur page Facebook sur laquelle nombreux sont les colistiers qui s'expriment et avancent leurs idées pour la Ville. Elan citoyen a également préféré le porte-à-porte aux réunions publiques.

Ceci dit, il ne faut pas être grand observateur pour constater que les Boulonnais (à l'instar de bien d'autres Français) ne semblent pas manifester un très grand intérêt à la fois pour cette élection comme pour les idées qui seraient développées à cette occasion par les candidats. Certains électeurs s'apprêtent davantage à voter “contre” plutôt que “pour”, par rejet de l'autre plutôt que par adhésion à l'un. D'aucuns, au contraire, vont voter pour une personnalité ou pour un courant de pensée. Alors les programmes…
Il faut dire aussi que le mode d'élection (à deux tours si aucune liste n'atteint 50% des voix au premier) ne plaide pas pour une forme de panachage des votes puisque la liste qui obtiendra au final le plus de voix est assurée d'avoir une majorité absolue.
Ainsi, si au second tour, une liste A obtenait 36 % des voix et les listes B et C respectivement 34 et 30%, la liste A obtiendrait, avec le mode de calcul actuel, 29 sièges sur 43, les deux autres, ensemble, 14. Ce qui signifierait que, malgré l'écart de voix très faible entre les listes, les deux tiers des électeurs ne seraient représentés que par un tiers des sièges attribués.
On comprend mieux pourquoi l'important c'est de finir en tête quoi qu'il en coûte. Et peut-être aussi pourquoi les taux d'abstention ne cessent d'augmenter.