MUNICIPALES: FIN DU SUSPENS

ET POURQUOI PAS...?

Mise en ligne vendredi 13 mars
 
Une campagne municipale s'achève. Elle n'a pas semblé mobiliser l'attention des électeurs, pas davantage à Boulogne qu'ailleurs. Elle n'a pas soulevé non plus d'enthousiasme ni de grands mouvements d'adhésion. Comme si les jeux étaient faits, les opinions déjà arrêtées. Ou bien comme si certains s'apprêtaient à voter “contre” une liste plutôt que “pour” une autre. Une ambiance entretenue par d'aucuns. Et qui explique ce rejet de la politique par des citoyens désabusés.

On a compris que bien peu d'électeurs, avant de déposer leur enveloppe dans l'urne, auront pris la peine de comparer les programmes des uns et des autres et auront choisi un bulletin en fonction de ce choix réfléchi. Il va surtout y avoir une sorte de vote réflexe. L'enjeu est pourtant important. Boulogne est la ville-centre de l'agglomération. Qu'on le veuille ou non, c'est Boulogne qui va donner le “la” à ce qui va s'entreprendre d'utile (ou pas) pour l'ensemble de l'agglo. Tout part de Boulogne, comme les transports publics ou les activités portuaires. 

Ainsi, depuis un demi siècle que l'agglomération existe sous une forme politique, ce fut toujours un Boulonnais (de coeur) qui en a tenu les commandes.
Être maire d'une ville centre d'une agglomération de plus de cent mille habitants, c'est devenu non seulement un boulot à plein temps mais un exercice qui demande énormément d'entregent, de relations, d'une bonne connaissance des éventuels décideurs. Il s'agit de compétences que les électeurs pourraient prendre en compte au moment de leur choix. Toutefois, cet homme (il n'y a pas de femme tête de liste), si il existe, n'aurait pas forcément pour autant la science infuse et ne serait pas entouré que de premiers de la classe. C'est la raison pour laquelle on peut regretter que les concurrents aient manifesté durant cette brève campagne aussi peu de respect envers leurs adversaires d'un dimanche dont le seul tort était de vouloir occuper la place qu'eux-mêmes convoitaient.

Ce dimanche là (ou le prochain) celui qui obtiendra plus de voix que les autres, même d'un cheveu, n'obtiendra donc pas l'assentiment de tous les Boulonnais. Pourtant c'est lui qui détiendra tous les pouvoirs politiques à l'hôtel de ville. Les autres n'auront plus voix au chapitre, sinon pour s'opposer, du fond de la salle. Sans effet. Et lancer des critiques acerbes. Dans le vide et l'indifférence. Pendant six ans. Curieuse démocratie.

J'ai fait un rêve. Au lendemain d'une reconduction chèrement acquise, Frédéric Cuvillier proposait, selon leurs compétences, un poste d'adjoint à un membre de la liste d'Antoine Golliot et un autre poste à un membre de la liste de Baptiste Legrand. Et idem en autre occurrence. 
Et pourquoi pas?
I had a dream

J. Girard
(je parle d'expérience)