ET C'EST REPARTI POUR SIX (ou sept) ANS !

Au conseil municipal boulonnais, vont-ils tous tenir?

Ce mercredi c'était la première vraie réunion du conseil municipal de la mandature. A l'ordre du jour il n'y avait pas moins de soixante dix huit délibérations. Aucun suspens, aucune surprise, toutes furent adoptées. Certaines à l'unanimité, d'autres à la majorité moins quelques abstentions ou votes contre. 

Il devrait en être ainsi pendant les années qui viennent. C'était déjà ainsi les années précédentes. La majorité municipale, 34 voix sur 43 élus, fait entièrement bloc derrière Frédéric Cuvillier. Jamais une voix ne manque. L'opposition de droite ne compte que sept élus, celle de gauche, deux élus. Leurs voix sont inaudibles, et pas seulement parce qu'ils n'ont pas de micro.

Alors, à défaut de vrais débats, de vrais échanges d'idées, on en reste à quelques escarmouches. Comme lors du vote sur les indemnités des élus. Avec un maire, douze adjoints et vingt et un conseillers municipaux délégués, les trente quatre élus majoritaires recevront tous une indemnité. Les autres non. Cela ne fait pas l'affaire de la tête de liste Élan Citoyen. “Vous ne voudriez quand même pas que je vous donne une délégation” lui réplique le maire. “Justement, oui! ”lui répond Baptiste Legrand. On est dans l'amabilité. 
Antoine Golliot intervient aussi. Alors le maire lui parle de ses indemnités de député. Un partout, balle au centre. Mais voilà, il n'y a plus de centre au conseil municipal de Boulogne.

Un autre sujet aurait mérité un meilleur débat. A savoir la délibération permettant aux propriétaires de voitures, dites écolos, d'être dispensés de payer le stationnement en centre ville. Paty Coquelaere, élue Élan citoyen, regretta que cette mesure ne s'applique pas à tout le monde. Dans son intervention, elle insista sur l'existence de "riches, de pauvres ou de smicards". Que n'avait-elle pas dit! Immédiatement Mme Julie Ritaine, de la majorité, intervint pour lui donner des leçons de savoir vivre et lui reprocha de “stigmatiser” les gens en les qualifiant ainsi. Ah, bon? Parce qu'il est stigmatisant de parler de riches, de pauvres ou de smicards? Faut vraiment être en dehors de la réalité locale pour tenir un tel raisonnement dans une salle de conseil municipal. Oui, à Boulogne il y a certainement plus de smicards ou de pauvres que de riches. Et parler des premiers n'a rien de stigmatisant. Néanmoins, suite à cette apostrophe, le débat tourna court.
Il n'en reste pas moins qu'exonérer de paiement le propriétaire d'une Tesla à 50.000 euros et faire payer le stationnement au “smicard” propriétaire d'une Renault 5 diésel de douze ans d'âge, ça méritait discussion. L'écologie a bon dos.

Est-ce pour rattraper le triste effet de cet épisode que Frédéric Cuvillier, un peu plus tard, annonça qu'il préparait un projet pour aider les travailleurs à faibles revenus à payer le carburant qui leur est nécessaire pour travailler? Peut-être.

En attendant, une chose est sûre, les échanges n'ont pas volé très haut pour cette première réunion. Encore six ou sept ans comme cela…? Ça va être difficile pour certains.
De quoi se demander à quoi peut bien servir une opposition ultra minoritaire dans une assemblée municipale.

Post scriptum: Message personnel à Madame Isabelle Butti, conseillère municipale déléguée “entretien, propreté et respect de l'espace public”:

Voici ce que j'ai découvert en rentrant chez moi mercredi soir après avoir quitté la réunion du Conseil. C'est assez récurrent en ce même lieu (et aussi ailleurs) comme j’ai pu le constater.
Oserais-dire qu'il y a du pain sur la planche?
Bon courage, chère Madame. 
 


Pour connaître les décisions qui ont été prises ce mercredi:
https://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/votre-mairie/affichage-reglementaire/conseil-municipal/conseil-municipal-du-08-avril-2026/ordre-du-jour-cm-8-avril-2026/?layout=file