DEVINETTE: QUI A ÉTÉ ÉLU PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ D'AGGLO ?
Devinette: qui a été élu président de la communauté d'agglo?
Réponse: Frédéric Cuvillier. C'était évident. Il n'empêche que si la question avait été posée à des Martiens on aurait peut-être eu des surprises quant aux réponses.
Oui, tout s'est passé comme prévu. Le maire de Boulogne a recueilli dès le premier tour les suffrages de la quasi totalité des délégués, à l'exception de trois voix au candidat RN et deux ou trois abstentions.
Pour la suite avec l'élection des quinze vice-présidents, cela ressembla à un véritable mécanisme d'horlogerie, sans faiblesse. Après avoir précisé qu'il avait privilégié la parité homme/femme, le président lut la liste qu'il avait préparée après concertation. A cette annonce, chaque délégué recopiait le nom du candidat désigné sur des bulletins de différentes couleurs. Quinze fois. Après quoi on voyait arriver une quinzaine de fonctionnaires chargés de veiller chacun sur une urne.

Puis chaque délégué était invité à aller déposer le bulletin de la bonne couleur, manuellement rempli par lui-même, dans la bonne urne. Restait le dépouillement. Sans surprise. Tous les délégués cités par le président devenaient vice-présidents.
Politiquement parlant, la communauté d'agglo était en ordre de marche. Et comme les fonctionnaires, auxquels le président avait rendu hommage, étaient aux taquets, le travail allait pouvoir commencer.
Dans son discours d'investiture, F. Cuvillier avait rappelé que l'objectif de la CAB était de faire travailler ensemble les communes dans l'intérêt de toutes. L'art du compromis en quelque sorte:

Quand on sait que la CAB a pris des responsabilités dans de nombreux domaines, il est évident qu'un chef va devoir cheffer tout en ménageant les susceptibilités. Cela a bien commencé ce mercredi soir. Pourvu que ça dure.
Voilà, la soirée allait être conforme à ce que chacun en attendait. Pas de surprise, c'est déjà une bonne surprise.
Selon Andy Wharol chacun ou chacune ayant droit à un petit moment de célébrité, un petit mot à propos de la chargée de communication de la CAB. Laquelle est venue m'interdire de m'asseoir à la table de presse au motif que je ne m'étais pas fait inscrire préalablement. Cela, dans un autre contexte, aurait pu être justifié. J'obéis aux ordres ne cessait-elle de me répéter. Même quand je lui faisais remarquer qu'il restait une chaise vide et que par conséquent je ne lésais personne à m'y asseoir. Rien n'y fit. Je pris donc le parti de rester debout, ceci après lui avoir demandé qui elle était. Elle m'avait répondu cyniquement ou croyant être drôle “Pourquoi, vous voulez porter plainte contre moi”?.
Non, madame, je réserve à la justice des causes plus nobles. Et je m'offre même le luxe de vous rassurer. Si un jour Saint-Pierre ouvre ses portes aux fonctionnaires obtuses et bornées, n'ayez plus de crainte. Vous aurez votre place au Paradis.
Quand j'ai quitté la salle une heure plus tard, la station debout fatiguant mes vieilles jambes, la chaise en bout de table de presse était toujours inoccupée comme le prouve la photo ci-dessous:

Ce n'est quand même pas cela qu'on appelle la politique… de la chaise vide...!
À la revoyure.
J.G.