Édito: NON, JE NE PRÊTE PAS MA PLUME...
Avant-propos: Quand j'ai lancé ce blog, à l'été dernier, mon intention était double. D'abord publier au jour le jour un compte-rendu de différentes affaires évoquées devant le tribunal correctionnel. C'était dans l'objectif de réaliser, in fine, un recueil sur une année au Palais de Justice de Boulogne. J'ai également profité de ce blog pour survoler légèrement, sans m'y impliquer, l'actualité boulonnaise. Et cela suffisait à mon bonheur de journaliste dilettante.
À l'approche des élections municipales, des commentaires sur Facebook sont venus rappeler mon bref passé politique ainsi que mes engagements iconoclastes de jadis. D'autres échos me prêtaient des intentions qui ne m'avaient jamais effleuré.
La neutralité que je m'étais imposée a été surprise quand, me rendant pour assister, dans l'espace presse, à la première vraie réunion du conseil municipal, je m'en suis vu barrer l'entrée par un vigile qui me disait agir sur ordres. La même scène s'est reproduite un peu plus tard lors de la première réunion de la communauté d'agglomération. Cette fois, c'est une chargée de communication qui, après avoir vérifié ma qualité (sic) de journaliste m'a néanmoins interdit de m'asseoir à la table presse (où il restait pourtant une chaise vide) en se réfugiant derrière cette formule maintes fois réitérée “j'obéis aux ordres”.
Ma surprise est allée grandissante quand, une personnalité locale avec laquelle je n'avais pas eu d'échanges depuis bien longtemps, a profité d'une conversation téléphonique pour m'alerter. Selon cette personne, il était avéré dans un certain milieu politique que j'étais celui qui avait créé et qui dirigeait un titre très critique envers le pouvoir local. Il s'agissait d'un certain “Goéland Déchaîné” qui n'existait, crus-je comprendre, qu'à travers Facebook.
J'étais d'autant plus surpris que l'on puise m'associer à ce volatile dans la mesure où, jusque là, j'ignorais l'existence même de ce titre.
Souhaitant en savoir davantage, en me connectant sur FB, je laissai un bref message à l'intention de ce fameux Goéland. La réponse ne tarda pas. Par mail, un correspondant du volatile me confirma (sic) qu'il avait souhaité ma collaboration et il m'affirma, à ma grande surprise, qu'il m'en avait précédemment informé. Ce dont je n'avais jamais été personnellement averti (rires). J'aurais aimé en savoir davantage sur le fin mot de l'histoire mais mon correspondant s'opposa formellement à un échange en présentiel ou simplement vocal, prétextant avoir besoin de préserver son anonymat. En l'espace de quelques heures tout avait donc été dit, chacun chez soi, et on en est donc restés là.
Bref, je ne sais toujours pas pourquoi ni qui avait intérêt à entretenir de pareils quiproquos (même si j'en ai une vague idée). Alors, tout en reconnaissant que cette ville a grand besoin d'une information qui ne soit pas le doigt sur la couture du bermuda, je certifie qu'avant ce bref contact par mail, j'ignorais totalement l'existence de ce Goéland Déchainé auquel je souhaite néanmoins bonne vie:

Pour ce qui me concerne, je ne me suis jamais réfugié dans la clandestinité.
Si j'ai laissé quelques traces dans le Boulonnais c'est peut-être parce que quand, il y a de cela 40 ans, j'ai créé le mensuel l'Indiscret, je l'ai fait en mon nom, sans me cacher sous un pseudo. Ce qui permet encore aujourd'hui des échanges à propos de cet épisode de ma vie. C'était sur Facebook lors de la campagne des municipales dont je me tenais pourtant à l'écart. En voici un tout petit extrait, le plus neutre:

Ainsi, et sans ambigüité, d'entrée j'ai signé de mon nom ma présence dans ce blog que j'ai appelé le Journal d'un Margat boulonnais. Ceci en référence à un modeste ouvrage autobiographique (Itinéraire d'un Margat boulonnais) que j'avais publié, pour un public restreint, quand j'étais encore savoyard d'adoption, bien loin des terres boulonnaises et sans l'intention d'y revenir. J'ignorais alors que des raisons familiales en décideraient autrement.

Allez, après cette mise au point qui m'a paru indispensable, parlons de choses sérieuses. Parlons de Boulogne-sur-Mer. Alors accrochons-nous..!