3) SI BOULOGNE M'ÉTAIT COMPTÉ

DERRIÈRE L'IMAGE SÉDUISANTE D'UNE VILLE SE CACHE...

L'INSEE (institut national de la statistique et des études économiques) est un formidable outil d'information pour prendre la température sociale d'une ville ou d'une collectivité locale.
Une étude très approfondie attire notamment l'attention sur les villes ou les agglomérations au sein desquelles les logements sociaux sont les plus nombreux. 

Boulogne-sur-Mer, avec un taux de 29% de logements sociaux, est juste dépassé, à l'intérieur de la CAB, par Le Portel avec 33% comme le fait remarquer l'INSEE… avant de se pencher exclusivement sur les données statistiques de l'ensemble de l'Agglo dont Boulogne est la ville-centre et son maire, le président.

On découvre ainsi que sur les 110.000 habitants de l'agglomération, plus de la moitié sont des bénéficiaires de la Caisse d'Allocations Familiales, exactement 57.058 parmi lesquels 22.662 enfants. Par simple déduction, on en conclut que 34.786 adultes (chiffres de l'année 2024) sont tributaires d'une aide sociale de la CAF.
On apprend aussi que 11.964 personnes perçoivent une aide au logement et que 7.679 touchent l'APL, l'aide personnalisée au logement.
Pour sa part, l'allocation adulte handicapé est versée à 2.423 bénéficiaires. 
Enfin, avec un nombre de demandeurs d'emplois évalués à 11.176 on n'est pas surpris d'apprendre que 10.920 personnes perçoivent une prime d'activité et que 3.900 perçoivent le RSA, revenu social d'activité..

L'Insee s'intéresse également au niveau d'études des Grands Boulonnais faisant apparaître que 28% d'entre eux ont un diplôme inférieur au niveau du BAC, 13% un diplôme avec un niveau BAC et 9% un diplôme avec un niveau supérieur à BAC+2. Rappelons que ces chiffres concernent l'ensemble de l'agglomération et qu'ils sont possiblement encore en dessous pour la seule ville de Boulogne.

Enfin, cerise sur le gâteau, l'Insee nous apprend que 50% des logements sociaux sur le marché de la location ont été construits entre 1949 et 1976. Ce qui, par conséquent, signifie que les autres 50% ont été construits entre 1976 et aujourd'hui.
Conclusion: au cours de ces cinquante dernières années on aurait donc produit chaque année dans le Boulonnais deux fois moins de logements (toujours habitables) que lors des 25 années précédentes.
Il n'y aurait pas comme un défaut? 

Voilà, en quelques chiffres, une situation à laquelle vont être confrontés nos politiciens locaux qui viennent de se faire élire. 
Derrière l'image d'une Ville et d'une Côte d'Opale attirantes et touristiques se cache, à peine, une situation sociale plutôt compliquée.

À suivre…


P.S. : Un record à battre !

A propos de statistiques… Le 18 avril, le nombre de vues d'un de nos articles via Facebook est arrivé à 5447. On doit pouvoir faire mieux. (Mais il est possible de cliquer directement sur le site https://lejournalboulonnais.fr)