UN REGARD SUR LA JUSTICE... ET SUR LA VILLE

CE LIVRE EST EN VENTE À BOULOGNE


Je viens de mettre en vente ce livre qui traite, à travers le tribunal correctionnel de Boulogne, de la façon dont la justice pénale s'applique. Mais pas seulement.

Avant de publier ce livre, j'ai assisté à plus d'une centaine d'audiences dans le Palais de Justice de Boulogne et j'en ai tiré l'essentiel.
S'il y est rarement question de grande délinquance, c'est plutôt une certaine banalité ou plus exactement une répétition des délits qui y sont évoqués qui retiendra l'attention. Une délinquance de tous les jours, souvent cachée, loin des faits divers retentissants mais abordant davantage le reflet de la vie sociale.

Au fil de comptes-rendus d'audience cet essai offre un regard sur la singularité locale des affaires traitées dans l'enceinte du palais de justice boulonnais. Même si, à propos de trafic de drogue, une magistrate a comparé, avec une certaine exagération, Boulogne à Marseille, la plupart des audiences avaient une spécificité bien particulière à notre région. La misère, qu'elle soit sociale et ou morale, y trouvait souvent sa place.

Mais c'est aussi le rapport entre les magistrats et les justiciables (qu'ils soient prévenus ou victimes) qui est mis en avant dans ce livre. Un rapport complexe entre ceux qui savent et qui décident et ceux qui défilent devant eux.

Ce livre est disponible dans trois points de vente de Boulogne, la librairie Café à la Ligne, rue Victor Hugo, la librairie L'Horizon Boulevard de Clocheville ou la FNAC, rue Faidherbe.
Il est également possible de le commander en ligne à partir de ce lien: lestresserviables@gmail.com.
A bientôt.


Quatrième de couverture

La Justice au Quotidien, c’est aussi celle qui se pratique, très souvent, après de longs mois ou de longues années de traitement. Et donc après de longs mois et de longues années d’attente, que ce soit pour les victimes ou pour les personnes poursuivies. Comme le décrit l’auteur, le tribunal correctionnel c’est un peu la voiture balai de ces délits pénaux, avec des affaires qui ne défraient que rarement la chronique. On peut y voir traiter le même jour une affaire de violences à caractère sexuel sur mineur, un travail dissimulé, une conduite en état d’ivresse en récidive, ou encore la détention de trois pochons de drogue. On peut y juger des auteurs quelques jours après leurs méfaits, sous couvert de la procédure de comparution immédiate. On peut y voir des affaires renvoyées à une audience ultérieure pour la seconde ou troisième fois. On peut y voir appelées des affaires dont le prévenu est décédé depuis deux ans. Il n’est pas impossible que des délits, réels ou supposés mais vieux de vingt ans, y fassent soudain leur apparition.

Entre août 2025 et juin 2026, l’auteur a suivi une centaine de ces audiences. Il a vu des prévenus faire leur entrée en salle d’audience, menottes aux poignets et bien encadrés par des gardes pénitentiaires. Il a été le témoin de ces crises de larmes qui émaillent parfois les audiences. Il a assisté à des retournements de situation, prévisibles ou non. Il a entendu des avocats plaider alors qu’ils avaient découvert le dossier de leur client la veille ou l’avant veille. Parfois peu avant l’audience quand il s’agissait de prévenus sortant de garde à vue.

Avec des mots simples, à travers des situations diverses, parfois cocasses, parfois déroutantes, parfois aussi, quoique plus rarement, émouvantes, il ouvre une porte sur une justice qui siège en public... Mais que le public, dans sa grande majorité ignore. Comme la plupart de ces ceux qui ont jeté l’anathème sur la justice en général, sans trop de précautions oratoires. Ceci dit, il n’en reste pas moins que la façon dont la justice est rendue dans ce pays est loin d’être irréprochable. Mais peut-être faut-il tenter de s’en rapprocher avant... de la juger.