INQUIÉTUDE SUR L'APPROVISIONNEMENT EN EAU
Comment faire face à une hausse de la consommation d'eau avec l'arrivée de vacanciers et à une sécheresse en même temps ?
Equation insoluble? Non! En France, des collectivités locales ont pensé à une usine de dessalement. Les travaux sont financés à 75% par l'Europe. Pour une fois que cette Europe-là pourrait nous être utile…
En ce mois d'Août, du côté de Véolia on ne cache pas une certaine inquiétude. Dans le Boulonnais Juin et juillet ont été les mois les plus secs depuis très longtemps. Et comme le printemps n'avait pas non plus été très humide, le niveau des nappes phréatiques est à ce jour gravement à la baisse. Y aura-t-il des mesures de restriction? La question risque de se poser. Ne pourrait-on prévoir?
Pas tout à fait, non! Si gouverner c'est prévoir, cela fait quand même un certain temps que chaque année, ou presque, la question de l'alimentation en eau douce se pose dans l'agglomération. Et si les prévisions du “réchauffement” se réalisent, cela ne va pas s'arranger. On n'y peut rien? Allons, donc! D'autres collectivités en France métropolitaine y ont pensé et ont réagi.
Ainsi, en 2023, la première cellule de dessalement autonome de l'eau de mer a été testée dans les Pyrennées-orientales.
Située au bord du quai, la cellule pompe directement dans le port l'eau de mer avant de la faire passer dans un coffret de dessalement. À l'intérieur, l'eau est mise sous très forte pression puis filtrée par quatre membranes qui retirent progressivement les particules de sel, mais aussi les bactéries "l'eau qui sort est buvable" affirme le fondateur de la société Texep.
Actuellement, le mètre cube d'eau produit par la cellule Aquaviva coute "environ trois euros" estime-t-on. La cellule, elle, demande "50.000 à 100.000 euros d'investissement selon sa dimension", estime-t-on. (extrait d'un article de ICI radio-france)
A l'île de Groix également, pour faire face à une forte hausse de la consommation d'eau et à une sécheresse en même temps, une usine de dessalement a donc été mise en route.
Que l'on sache, le Boulonnais aussi voisine avec la mer. Et on notera que Véolia, notre distributeur d'eau, est une des sociétés leader de la désalinisation de l'eau de mer.

Alors, à l'heure du subventionnement des casques pour trottinette, ne resterait-il pas une petite place à la CAB pour lancer une réflexion sur le sujet de l'approvisionnement pérenne en l'eau?
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