M'AS-TU-VU...

INAUGURER

Inaugurer avec ostentation un 23 septembre une UAPED en service depuis le mois d’avril, voilà qui n’est pas banal… Sauf si c’est dans le cadre d’une campagne électorale bien sûr.  

Et d’abord qu’est-ce qu’une UAPED sinon un service destiné à accueillir les enfants victimes de violences diverses, sexuelles, familiales ou autres, et ceci exclusivement dans le cadre d’une enquête judiciaire. 

En d’autres termes c’est un lieu plus accueillant que les arrières salles des commissariats ou des gendarmeries pour entendre les jeunes victimes de ces sévices. Et cet Accueil est une excellente initiative, d’autant plus quand cela se passe dans le cadre d’un hôpital et de son personnel soignant. A l’origine de ces centres on trouve, dans les années 90, La Fondation des Hôpitaux avec le soutien d’artistes engagés comme Carole Bouquet ou encore avec les célèbres Pièces Jaunes de Bernadette. L'aménagement de salles d'audition chaleureuses et équipées de systèmes d’enregistrement discrets a donné des idées à l’État qui a repris l’initiative à son compte. On compte à ce jour en France plus d’une centaine de ces Accueils, dont quatre dans le Pas de Calais (Boulogne, Calais, Lens et Arras) l’objectif étant d’en doter toutes les villes abritant un tribunal judiciaire, ceci sous le contrôle de la Justice (la procureure de Boulogne est très investie dans ce domaine)) et de l’État (préfet).

 Toutefois, il est clair que les maires des villes accueillant ces Unités d’Accueil Pédiatrique Enfance en Danger, n’ont strictement joué aucun rôle dans cette attribution. Celui de Boulogne aurait donc pu se montrer plus discret. Mais ce n’est pas sa nature, nul n’en doute plus.

Une chose est certaine. Tous les gosses qui seront un jour  « auditionnés » dans ce centre d’Accueil pour parler des violences qu’ils auront subies, seront marqués à vie. 
Alors on aurait peut-être pu se dispenser des sourires, du ruban à couper et de publier la photo urbi et orbi: