ACCUEIL OU ÉCUEIL ?
Ce mardi, une famille arrive à la Bibliothèque municipale des Annonciades pour rapporter des livres et en choisir de nouveaux en prévision d'un départ le lendemain pour un petit séjour dans le sud.
En pénétrant dans le hall d'entrée, voici le panneau qui s'offre à leurs yeux:

On résume: l'accueil du public est LA PRIORITÉ, on y offre les MEILLEURES CONDITIONS d'accueil à TOUS avec une OUVERTURE AUX HORAIRES LES PLUS LARGES POSSIBLES.
Alors, elle est pas belle la vie…
Sauf que deux mètres plus loin, les chers lecteurs tombent sur cette affiche:

En raison d'un mouvement de grève les salles de lecture ou de prêt sont fermées. Et même hermétiquement fermées. Cela ressemble à un gag. Mais non!
Cela s'apparente plutôt à se ficher totalement des chers lecteurs. Car, comme nous l'a raconté cette famille, elle reçoit régulièrement des messages de la Bibliothèque pour l'informer de diverses manifestations. Mais en l'occurrence, rien! Pas la moindre annonce signalant cette grève du mardi. Et donc trois jours de fermeture en suivant sans prévenir.
En traversant la ville ce mardi on pouvait rencontrer nombre de commerces ou de restaurants qui ont récemment ou qui vont d'ici peu, baisser le rideau. Plein de petites entreprises se trouvent dans la même situation. Avec des employés qui vont se retrouver au bien-mal-nommé France Travail. Et peut-être finir au RSA.
Pendant ce temps là, les fonctionnaires (comme ceux de la bibliothèque) garderont leur emploi à vie avec progression de salaire garantie, et avec 35 heures de présence par semaine pour un boulot pas vraiment éreintant.
Alors, oui, la grève est en droit. Tout comme l'est la liberté de critiquer. Dans ce cas, précisons qu'il existe une façon de faire grève sans nuire au public en copiant ce que font les personnels soignants.

Croyez-nous, mesdames et messieurs de la Bibliothèque, votre action revendicative aurait été mieux appréciée et soutenue par le public si vous aviez continué de le recevoir en accrochant une banderole ou en portant un insigne ou une coiffe signalant que, tout en étant “en grève” et pour quel bon motif, vous assuriez la continuité de l'accueil du public.
Peut-être même que dans ces conditions, le maire renoncerait à déduire cette journée de grève de votre salaire mensuel.
Quoi que… Mais non, ce n'est qu'une rumeur !