LA HAINE
C’était il y a trente ans. Dans un film salué par les critiques M. Kassovitch annonçait ce qui s’est passé ce week-end à Paris et dans quelques grandes villes françaises: LA HAINE!

Ce film mettait en avant les tensions entre une jeunesse (volontairement?) marginalisée et la société française.
On y trouvait déjà ce fameux engrenage de la violence, d’un côté, et le refus de voir, de l’autre. Une phrase, devenue culte, du film était « Jusqu’ici tout va bien ». Jusqu’au moment où tout explosait.
Un film prémonitoire.
Les images de pillages et de destructions qui défilent sur tous les écrans depuis dimanche reflètent toutes une même vérité. A savoir que les acteurs de ces méfaits étaient tous motivés par un sentiment de haine. Car ceux-là ne brisaient pas des vitrines pour seulement (sic) emporter des marchandises, mais pour tout détruire sur leur passage. Et cela semblait leur apporter une grande satisfaction, comme s’ils étaient en train de prendre une revanche sur un pays qui ne leur avait pas assez apporté, un pays dont ils détestaient non seulement l’histoire et le présent mais aussi ses habitants « petits bourgeois ».
Des déchaînements de violences face auxquels nos sinistres autorités politiques apparaissaient complètement nues, un peu comme dans la fable d’Andersen avec son roi aux habits prétendument cousus d’or.
Pauvre France qui va très mal sans qu’on en voit venir un remède.
Allez, une petite satisfaction pour les Boulonnais dont la ville a été épargnée par ces exactions. Peut-être parce que son centre ville et ses boutiques sont loin d’inspirer aux casseurs le luxe des magasins Dior ou Lacoste des avenues parisiennes.
Mais sans doute aussi parce que rien n’avait été laissé au hasard par les organisateurs de cet immense chaos déroulé sous les bannières de pays étrangers pas forcément amis. Et sous les regards, par caméras interposées, du monde entier.
Il n’en reste pas moins que ce qui est en train de se passer dans ce pays illustre l’échec de tous ceux qui, de près ou de loin, se sont succédé dans les gouvernements de ces trente ou quarante dernières années ou les ont encouragés et soutenus. Et qui n’ont pas pour autant renoncé à jouer encore un rôle de premier plan, suivez mon regard.
Seul point positif: c’est une situation dont le peuple semble enfin prendre vraiment conscience, au point, hélas, de ne plus savoir vers qui se tourner.
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