Des suites à la plainte d'Anti-corruption à propos de la CAB
Le 26 août dernier, France 3 (Hauts de France) révélait que l’association Anti-corruption avait déposé une plainte pour détournement de fonds et autres malversations financières, des faits commis au préjudice de la Communauté d’agglo du Boulonnais.
Cette information était ensuite reprise par la presse locale expliquant que cette accusation portait sur des sommes de plusieurs millions d’euros à propos de contrats passés entre la CAB et des prestataires locaux.

L’histoire fit un peu de bruit pendant deux ou trois jours avant de tomber dans l'oubli. A noter que la plainte aurait été déposée courant juin.
Entretemps, on a toutefois appris que la démarche de Anti-corruption se fondait sur un rapport de la Chambre régionale des Comptes dénonçant des irrégularités financières dans deux affaires différentes.
Et depuis, plus rien. Silence radio… si l’on peut dire. Une enquête a-t-elle été ouverte, un juge d’instruction a-t-il été désigné, des personnes nommément désignées ont-elles été entendues? Rien, on ne sait plus rien. Black-out complet. Rappelons quand même que, si les faits étaient avérés, il serait question d’un préjudice de plusieurs millions d’euros. Soit de l’ordre de 20 à 30 % du montant des recettes fiscales (particuliers et entreprises) versées à la CAB.
Faute d’information, les dits contribuables locaux continuent donc de tout ignorer des tenants et des aboutissements de cette histoire. Et surtout, surtout, si les faits été avérés et débouchaient sur un procès, comment faire en sorte que la CAB et ses contribuables récupèrent cet argent?
Un seul moyen pour cela, il faut qu’il y ait une constitution de partie civile. L’association Anti-corruption n’ayant pas le droit de tenir ce rôle, il est indispensable, soit que la CAB se porte partie civile, soit qu’elle permette à un citoyen-contribuable de la substituer dans ce projet.
C’est dans ce sens que le président de la CAB a reçu ce 20 octobre un courrier d’un contribuable en vue de cette démarche. La CAB a désormais deux mois pour y donner suite. Ou pas.
Une affaire à suivre.