ON AVAIT PRIS LES PARIS...
Petit dîner entre amis ce mercredi soir. Dans une autre pièce, la télé est allumée, il y est question du terrible accident de trains en Espagne.
Bien que sidérante, l’information se passe de commentaires. Sauf quand un des convives déclare « Je prends le pari que demain le maire de Boulogne va présenter ses condoléances aux familles des victimes ». Le pari met tout le monde d’accord, personne ne prend le risque de le contredire.
Et, effectivement, ce jeudi matin sur la page Facebook de F. Cuvillier voici ce qu’on pouvait trouver:
L’Espagne a été touchée ce matin par un tragique accident ferroviaire. Face à ce lourd et terrible bilan, je tiens à adresser mes condoléances aux familles des nombreuses victimes de cette collision ainsi qu’aux passagers blessés. En cette tragique circonstance, je veux exprimer également ma solidarité à l’égard des acteurs du ferroviaire et de la famille cheminote frappée aujourd'hui par ce drame qui endeuille nos voisins espagnols.

Suite au tragique accident, j’ai souhaité que le drapeau de l’Espagne soit mis en berne à l’Hôtel de Ville en hommage aux victimes et en solidarité avec le peuple espagnol aujourd’hui endeuillé.
Fin de citation.
Qui, à l’exception du maire de la Ville, peut bien imaginer que les familles espagnoles des nombreuses victimes seront sensibles et reconnaissantes face à ces condoléances et à ces hommages adressés depuis Boulogne-sur-Mer, une ville dont la quasi totalité des habitants de Tolède, au sud de Madrid, n’ont jamais entendu parler.
Ce serait à mourir de rire si ce n’était pas bête à pleurer.
Il y a des limites à la récupération politique.
L.R.