QUAND VÉOLIA PREND LA FUITE...
Voilà une mésaventure susceptible d’arriver à tous les abonnés à Véolia. C'est celle survenue à Madame F, locataire d’un appartement au second étage d’un immeuble du centre ville et abonnée à l'eau potable…!
Persuadée que les mails reçus de Véolia en février dernier, pour “suspicion de fuite”, étaient une fausse alerte (et pour cause, pas la moindre trace de fuite d’eau chez elle) Madame F a appris le 28 mai qu’elle allait avoir à supporter une vraie surconsommation. Et une sanction financière…
Qu’a-t-elle fait alors ce 28 mai? Elle a immédiatement appelé le dépanneur, celui-là même que Véolia lui avait recommandé lors de la signature du contrat d'abonnement.
Le dépanneur est arrivé chez elle le 29 mai à 10h30, il a fait le tour de l’appartement, il a supposé que la fuite venait du mitigeur de la cuisine, il l’a changé et il a rédigé son rapport. Il était 10h45. Avant de repartir il a quand même tenu à vérifier que le compteur ne tournait plus. Et là, ô surprise, il s’est aperçu qu’il tournait encore. Alors il est redescendu dans l’appartement, en a refait le tour avant de découvrir, bien enfermé dans un placard, l’existence d’un ballon d’eau chaude. Il a perçu comme un sifflement et en a conclu que c’était le bloc de sécurité qui dysfonctionnait (cf ci-dessous)

Il a remplacé l’appareil et le compteur a cessé de tourner. Et le dépanneur est reparti. Il était 12h45. Des pièces écrites et des photos en témoignent.
Il est ainsi démontré que même un professionnel a pu douter, à priori, de l’existence d’une vraie fuite le 29 mai.
À fortiori il n’est plus étonnant qu'une femme âgée et seule en ait douté également quatre mois plus tôt, en février. Ceci d’autant plus que cette fuite ne se matérialisait par aucune trace d’eau, pas davantage dans l’appartement que dans les parties communes. Et pour cause, la fuite s'écoulait directement dans les tuyaux d'évacuation..!
Dès lors, ne serait-ce que sur le plan moral comme sur celui de l’efficacité, on peut déplorer le fait que Véolia ait attendu plus de trois mois après les premiers signes de fuite (par compteur connecté interposé) sans déléguer un observateur sur place.
Car à Véolia, en mars comme en avril comme en mai, ON pouvait constater que le compteur connecté de Mme F débitait chaque jour plus de trois mètres cubes d'eau. Soit davantage que sa consommation mensuelle habituelle. Et ON n’a pas réagi. Alors que la région était en période de sécheresse! Et Véolia en serait irresponsable? Et en récolterait les « fruits financiers » au détriment d’une pauvre abonnée abandonnée?
Mais c’est la honte quoi!
Plus malicieusement, on pourrait aussi se demander si Véolia n’aurait pas fait « exprès » d’attendre. Car cette attente lui a permis de facturer à cette pauvre dame 350 mètres cubes d’eau disparus dans la nature. Pire encore, Véolia a facturé ces mètres cubes au prix fort, soit plus de 2 000 euros. Car le « délégataire » de la CAB y ajouté tous les autres frais, y compris de traitement des eaux dites usées (alors qu’elles étaient claires, rires) ainsi que sa participation financière au « délégant ». Un délégant bien silencieux jusqu’à présent bien qu’il ait été informé en temps utiles de cette situation ubuesque…
À suivre